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Shintô et bouddhisme - un début difficile (français, English, 日本語)

dimanche 30 mars 2014 par Phap

Les deux écritures sacrées du shintô – la religion autochtone japonaise - adoptent des stratégies différentes pour décrire l’arrivée de la « Loi du Bouddha » en provenance de la Corée.

  • Le kojiki, les Chroniques du passé, choisit de ne pas en parler alors qu’il mentionne l’arrivée du confucianisme en sol nippon. Sachant que le bouddhisme et le confucianisme ont été introduits vraisemblablement en même temps au Japon, cela signifie que les auteurs du kojiki ont volontairement exclu le bouddhisme de leurs chroniques.
  • Le Nihon shoki, les Chroniques du Japon, fait un choix inverse : il parle de l’arrivée du bouddhisme, mais c’est pour le mettre en tension avec la "voie des kami", avec la religion autochtone.

C’est ce que nous allons voir maintenant. Nous nous appuyons sur le passage cité plus bas du Nihon shoki (dit aussi Nihon gi).

1. Dans le passage du 19e rouleau du Nihon shoki, le roi du Paeksche, un des trois royaumes de Corée qui s’est allié au Japon, envoie à l’empereur du Japon une statue du Bouddha Sakyamuni et des sutra [1]. Il fait la louange du bouddhisme en disant que cette doctrine permet d’atteindre des biens mondains et supra-mondains. Le roi du Paeksche donne pour preuve de son efficacité sa diffusion à partir de l’Inde jusqu’en Chine.
Le roi n’hésite pas placer la doctrine bouddhiste au dessus du confucianisme : même Confucius n’a pu atteindre à une telle hauteur de vue, écrit-il.

2. L’argument de la diffusion du bouddhisme à l’extérieur de l’Inde renvoie au caractère universaliste du bouddhisme : le message bouddhiste n’est pas lié spécifiquement à une terre, à une langue ou à une nation et il a su s’acclimater aussi bien dans l’Asie indianisée que dans l’Asie sinisée.
Cet argument est repris en substance par le clan Soga, en faveur de l’implantation du bouddhisme au Japon : le Japon serait à l’écart des autres nations si l’Empereur s’opposait à son introduction.
C’est au nom de la religion autochtone que les clans Monobe et Nakatomi vont contredire Soga. Les kami du Japon risquent de s’offenser si l’Empereur honore le Bouddha et ce sera la fin de la prospérité du Japon (sous-entendu : cette prospérité du pays dépend du bon vouloir des kami).

3. Deux logiques donc, l’une tournée vers l’extérieur, l’autre centrée sur l’intérieur.
Selon les Chroniques du Japon, la logique tournée vers l’extérieur amène la catastrophe : une peste ravage le pays à la suite de la vénération de la statue du Bouddha dans la maison Soga : la statue est alors jetée dans le canal, tandis que le temple bouddhiste bâti pour l’occasion est incendié par décision des clans vainqueurs. Le ciel confirme cette action de nettoyage en incendiant le Grand pavillon (qui abritait le temple bouddhiste ?).
Le bouddhisme n’apporte pas le bonheur, semblent-nous dire les Chroniques du Japon. Il ne l’a pas apporté au Japon, il ne l’apporte pas non plus apporté au roi du Paeksche qui a perdu deux villes au profit de son ennemi de Silla comme le rapporte (incidemment ?) les Chroniques.

4. Nous sommes sans doute là devant une histoire reconstruite par les opposants hostiles au bouddhisme. Ils ont sans doute vu progresser l’influence du bouddhisme à la cour impériale, au point que bientôt, l’empereur Kôtoku 36e empereur [596-654 ap. JC], favorisera le bouddhisme et mésestimera la « voie des kami » [2]

Cet empereur fait même couper des arbres sacrés du sanctuaire shintô [3] : les Chroniques semblent dire que la responsabilité en revient au bouddhisme - l’empereur apprécie le bouddhisme et méprise le shintô - or ce n’est pas si simple : la suite des Chroniques le dépeint comme un empereur imprégné du confucianisme : est-ce le confucianisme ou le bouddhisme qui est la cause de l’affront au sanctuaire shintô ? Et pourquoi les Chroniques - les Chroniques du passé comme les Chroniques du Japon - ne voient-elles pas de problème à l’introduction du confucianisme au Japon ? Il faudra revenir là dessus.

5. Quelles leçons tirer de cette histoire ? J’en propose deux :

  1. La coextensivité du religieux et du politique, qui fait que le sort du shinto et du bouddhisme dépend pour une bonne grande partie du jeu politique à l’intérieur de la cour impériale : confucianisme, bouddhisme et shintô sont des instruments au service des ambitions politiques des courtisans, mais aussi au service de la politique de l’Empereur, comme on le verra avec le prince régent Shotoku, et ensuite dans les différents "syncrétismes" entre shinto et bouddhisme, puis shintô et confucianisme, et au XIXe shintô et modernité occidentale.
  2. La religion autochtone, « provinciale », du shintô doit composer avec la religion universaliste du bouddhisme. Elle doit se repenser – et peut-être même faut-il dire qu’elle doit se penser au VIe siècle – pour pouvoir se maintenir dans son identité : le mot « shintô », la voie des kami, apparaît avec l’arrivée du bouddhisme sur le sol japonais : sauf erreur de ma part, le passage ci-dessous constitue la première occurrence de ce terme dans l’histoire du Japon.

Ce dernier point inspirera ma conclusion : l’autre comme celui qui m’amène à mieux saisir qui je suis.


© esperer-isshoni.fr, décembre 2012
© esperer-isshoni.info, mars 2014


Le texte des Chroniques du Japon

Japonais ancien Ma traduction française à partir de la traduction anglaise Traduction anglaise
《欽明天皇十三年(五五二)十月》 13e année de l’Empereur Kin mei, 29e empereur, 10e mois [552 après Jésus Christ]
冬十月。百済聖明王〈 更名聖王。 〉遣西部姫氏達率怒[口+利]斯致契等。献釈迦仏金銅像一躯。幡蓋若干・経論若干 巻。 Hiver, 10e mois. Le roi Syong-myong de Paekshe, envoya Kwi Si de la division de l’Ouest et le talsol, Nu ri Sa chhi Hy en les chargeant de cadeaux pour l’Empereur : une image en or et cuivre du Bouddha Sakyamuni, des bannières et des ombrelles, ainsi que bon nombre de collections de sutras. Winter, l0th month. King Syong-myong of Pekche [also called King Syong] sent Kwi-si of the Western Division, and the Tal-sol, Nu-ri Sa-chhi-hy^, with a present to the Emperor of an image of Shaka’.Butsu in gold and copper,* several flags and umbrellas, and a number of volumes of " Sutras."
別表、讃流通・礼拝功徳云。 Dans un mémoire à part, il chantait les mérites obtenus en répandant le culte de cette religion. XIX. 34. Separately he presented a memorial in which he lauded the merit of diffusing abroad religious worship, saying :
是法於諸法中、最為殊勝。 Il écrivait : « Cet enseignement l’emporte sur tous les autres, — " This doctrine is amongst all doctrines the most excellent.
難解難入。周公。孔子尚不能知。 bien qu’il soit difficile à expliquer comme à comprendre. Même le Duc de Chow, même Confucius n’ont pu atteindre un tel niveau de connaissance. But it is hard to explain, and hard to comprehend. Even the Duke of Chow * and Confucius had not attained to a knowledge of it.
此法能生無量無辺福徳果報。乃至成弁無上菩提。 Cet enseignement procure un mérite et une récompense divines au delà de toute mesure. Il amène aussi à goûter le plus haut Éveil  [4]. This doctrine can create religious merit and retribution without measure and without bounds, and so lead on to a full appreciation of the highest wisdom.*
譬如人懐随意宝。 逐所須用。尽依情。 Imaginons un homme en possession de trésors plus qu’il n’en faut, au point qu’il peut combler tous ses désirs en les utilisant. Imagine a man in possession of treasures to his heart’s content, so that he might satisfy all his wishes in proportion as he used them.
此妙法宝亦復然。祈願依情、無所乏。 Il en va de même avec le trésor de cet enseignement merveilleux  [5]. Il exauce toutes les prières sans que rien n’y manque. Thus it is with the treasure of this wonderful doctrine. Every prayer is fulfilled and naught is wanting.
且夫遠自天竺。爰〓三韓。依教奉持、無不尊敬。 De plus, partant de l’Inde si distante, il s’est étendu jusque dans les trois pays Han, où tous ont reçu avec respect sa prédication. Moreover, from distant India it has extended hither to the three Han,* where there are none who do not receive it with reverence as it is preached to them.
由是百済王臣明謹遣陪臣怒〓[口+利]斯致契。奉伝 帝国。流通畿内。 Aussi, ton serviteur, Myong, roi du Paeksche, t’envoie respectueusement son dignitaire Nu ri Sa chhi afin qu’il transmette à la cour impériale cet enseignement pour la plus large diffusion dans les provinces. Thy servant, therefore, Myong,* King of Pekche, has humbly despatched his retainer,’ Nu-ri Sa-chhi, to transmit it to the Imperial Country, and to diffuse it abroad throughout the home provinces,
果仏所記我法東流。 Ainsi s’accomplira cette parole du Bouddha qui a été notée :« Ma loi se répandra à l’Orient » so as to fulfil the recorded saying of Buddha : « My law shall spread to the East.’ "
是日。天皇聞已、歓喜踊躍。詔使者云。 Ce jour-là, après avoir écouté jusqu’à la fin, l’Empereur bondit de joie et donna l’ordre suivant aux émissaires : This day the Emperor, having heard to the end, leaped for joy, and gave command to the Envoys, saying :
朕従昔来、未曾得聞如是微妙之法。然朕不自決。 « Il ne nous a jamais été donné d’entendre un tel enseignement jusqu’à aujourd’hui. Cependant, nous n’avons pas la capacité d’en décider par nous-mêmes ». " Never from former days until now have we had the opportunity of listening to so wonderful a doctrine. We are unable, however, to decide of ourselves."
乃歴問群臣曰。 En conséquence, il interrogea les ministres les uns après les autres : Accordingly he inquired of his Ministers one after another, saying :
西蕃献仏相貌端 厳。全未曾看。 « La contenance de ce Bouddha présenté par la marche de l’Ouest dégage une dignité sévère telle que nous n’en avons jamais vu auparavant. — "The countenance of this Buddha which has been presented by the Western frontier State is of a severe dignity, such as we have never at all seen before.
可礼以不。 Convient-il de lui rendre un culte ou non ? Ought it to be worshipped or not ? "
蘇我大臣稲目宿禰奏曰。 Le grand capitaine royal du Soga, Iname no Sukune,  [6] s’adressa à l’Empereur en lui disant : Soga no Oho-omi, Iname no Sukune, addressed the Emperor, saying :
西蕃諸国一皆礼之。豊秋日本豈独背也。 Toutes les terres occidentales sans exception lui rendent un culte. Akitsu Yamato  [7] sera-il le seul à s’y refuser ? — ** All the Western frontier lands without exception do it worship. Shall Akitsu Yamato alone refuse to do so ? "
物部大連尾輿。中臣連鎌子、同奏曰。 Okoshi, grand dignitaire du clan Mononobe  [8], and Kamako, dignitaire du clan Nakatomi  [9], s’adressèrent ensemble à l’Empereur pour dire : Okoshi, Mononobe no Oho- muraji, and Kamako, Nakatomi no Muraji, addressed the Emperor jointly, saying :
我国家之王天下者。恒以天地社 稷百八十神。春夏秋冬、祭拝為事。 Ceux qui ont dirigé l’Empire de notre État ont toujours fait attention à rendre un culte aux 180 kami du ciel et de la terre, et aux divinités du sol et du grain, que ce soit au printemps, en été, en automne ou en hiver. — ** Those who have ruled the Empire in this our State have always made it their care to worship in Spring, Summer, Autumn and Winter the 180 Gods of Heaven ’and Earth, and the Gods of the Land and of Grain.
方今改拝蕃神。恐致国神之怒。 Nous pouvons craindre de provoquer le courroux des kami de notre pays si nous rendons à la place un culte à des divinités étrangères. If just at this time we were to worship in their stead foreign Deities, it may be feared that we should incur the wrath of our National Gods."
天皇曰。 L’Empereur dit alors : The Emperor said’ :
宜付情願人稲目宿禰。試令礼拝。 - « Remettons le Bouddha à Iname no Sukune qui s’est montré si désireux de l’adopter : nous verrons bien ce qui se passera quand il lui rendra un culte ». — " Let it be given to Iname no Sukune, xix. 36 who has shown his willingness to take it, and, as an experi-ment, make him to worship it."
大臣跪受 Oho omi se prosterna et reçut avec joie le Bouddha. The Oho-omi knelt down and received it with joy.
而忻悦安置小墾田家。懃脩出世業、為因。 浄捨向原家為寺。』 Il l’intronisa dans sa maison à Oharida où il exécuta les rituels de retraite du monde et, après avoir purifié à la suite sa maison de Muku-hara  [10], il en fit un temple  [11] He enthroned it in his house at Oharida, where he diligently carried out the rites of retirement from the world, and on that score purified his house at Muku-hara and made it a Temple.
於後国行疫気。民致夭残。久而愈多。不能治療。 A la suite de quoi la peste éclata dans le pays, faisant mourir prématurément le peuple. Plus le temps avançait, plus la situation empirait sans qu’on y trouve de remède. After this a pestilence was rife in the Land, from which the people died prematurely. As time went on it became worse and worse, and there was no remedy.
物部大連尾輿。中臣連鎌子、同奏曰。 Okoshi, Mononobe no Oho- muraji, and Kamako, Nakatomi no Muraji, s’adressèrent ensemble à l’Empereur pour dire : Okoshi, Mononobe no Ohomuraji, and Kamako, Nakatomi no Muraji, addressed the Emperor jointly, saying :
昔日不須臣計、致斯病死。 - « Tout cela résulte de ce que le conseil que tes serviteurs ont fourni un certain jour n’a pas été suivi : voilà pourquoi le peuple se meurt de maladie. — ** It was because thy servants’ advice on a former day was not approved that the people are dying thus of disease.
今不遠而復。必当有慶。 Si votre Majesté revient en arrière avant que les choses n’aillent trop loin, la joie reviendra à coup sûr ! If thou dost now retrace thy steps before matters have gone too far, joy will surely be the result !
宜 早投棄。懃求後福。 Ce serait bien de s’en débarrasser et de chercher le bonheur assidûment à l’avenir. It will be well promptly to fling it away, and diligently to seek happiness in the future."
天皇曰。依奏。 L’Empereur dit alors : « Qu’il soit fait selon ce que vous conseillez ». The Emperor said : — " Let it be done as you advise."
有司乃以仏像、流棄難波堀江。 En conséquence, les dignitaires se saisirent de l’image du Bouddha et l’abandonnèrent dans le courant du canal de Naniha. Accord- ingly officials took the image of Buddha and abandoned it to the current of the Canal of Naniha.
復縦火於伽藍。焼燼更無余。 Ils mirent aussi le feu au temple, le brûlant jusqu’à ce qu’il n’en reste rien. They also set fire to the Temple, and burnt it so that nothing was left.
於是天無風雲、忽炎大殿。 A ce moment, alors qu’il n’y avait aucune trace de nuage ni de vent dans les cieux, une violente détonation réduisit en cendres le Grand Pavillon. Hereupon, there being in the Heavens neither clouds nor wind, a sudden conflagration consumed the Great Hall (of the Palace).
《欽明天皇十三年(五五二)是歳》是歳。百済棄漢城与平壌。新羅因此入居漢城。今新羅之牛頭方。尼弥方也。〈 地名。未詳。 〉 Cette année-là, Paeksche abandonna Han-syong et Phyong yand. Silla en profita pour entrer dans Han syong et s’y établir. Ces deux localités sont désormais appelées les villes de Silla de U to pang et de Ni mi pang [Ces noms de localités ne sont pas clairs]. This year Pekche abandoned Han-syong and Phyong-yang. Silla took advantage of this to make an entrance and to settle in Han-syong. These are the present Silla towns of U-to-pang * and Ni-mi-pang [these names of places are unclear].

© esperer-isshoni.fr, décembre 2012 pour la traduction française.

[1des écrits constitués par les propos du Bouddha Sakyamuni et de certains de ses disciples

[2Cf. extrait ci-dessous des Chroniques du Japon :

Japonais ancien Japonais contemporain Ma traduction française à partir de la traduction anglaise Traduction anglaise
日本書紀巻第二十五《孝徳天皇即位前紀》 25e rouleau des Chroniques du Japon
Empereur Kôtoku, 36e empereur [596-654 ap. JC]
天万豊日天皇。天豊財重日足姫天皇同母弟也。 L’empereur Ame-yorodzu toyo-hi se trouvait être un frère cadet né de la même mère que l’impératrice Ame-toyo-takara ikashi-hi tarashi-hime. The Emperor Ame-yorodzu toyo-hi was a younger brother by the same mother of the Empress Ame-toyo-takara ikashi-hi tarashi-hime.
尊仏法、軽神道。 佛法(ほとけみのり)を尊び、神道(かみのみち)を軽(あなず)りたまふ。 Il rendait un culte à la religion du Bouddha [仏法, buppô en japonais, littéralement, « la loi du Bouddha »] et prenait à la légère la « voie des kami » (神道 kami no michi en japonais, le shintô). He honoured the religion of Buddha and despised the Way of the Gods.
〈[昔+斤]生国魂社樹之類、是也。〉 生國魂社の樹を斬りたまふ類、是なり (Un exemple de cela : il fit couper les arbres du sanctuaire de Iku-kuni-dama) [as is instanced by his cutting down the trees of the shrine of Iku-kuni-dama] .
為人柔仁好儒。 Il était humble, « magnime » et favorisait les lettrés [仁, jin, magnanimité, humanité ; 儒 ju, le lettré confucéen. Deux termes qui renvoient au confucianisme] He was of a gentle disposition, and loved men of learning.
不択貴賤。頻降恩勅。 Il ne faisait pas de distinction entre noble et vulgaire ; il promulguait continuellement des édits bienfaisants. He made no distinction of noble and mean, and continually dispensed beneficent edicts.

[3On retrouvera ce geste lors de l’arrivée du christianisme au XVIe siècle de la part de certains seigneurs japonais. Comme quoi l’instrumentalisation du religieux par le politique peut aboutir à une certaine brutalité.

[4菩提 bo dai en japonais ou bodhi en sanskrit.

[5妙法 myô hô : "loi mystérieure", "merveilleuse". Ce terme est utilisé pour désigner le sutra du Lotus – le sutra de la loi merveilleuse du Lotus - dans le Mahayana, le Grand Véhicule du bouddhisme.

[6蘇我 Soga [no] 大臣 Ô-omi.

[7日本 en japonais

[8物部 : Monobe

[9中臣 : Nakatomi

[10向原家 en japonais

[11寺 dera, mot japonais réservé au bouddhisme, à distinguer du 神社 jinja, sanctuaire du shintô


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