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Année de la Miséricorde - Mois M+3 - Quand Jésus s’émeut de la misère des hommes

vendredi 1er avril 2016 par Phap

Chronique de la Miséricorde mois par mois

M Un événement oublié ?
M+1 Une mère et son adolescente de fille
M+2 Miséricordieux comme le Père ?
M+3 Quand Jésus s’émeut de la misère des hommes
M+4 Entre miséricorde et justice divines, il faudrait choisir ?
M+5 La miséricorde aussi envers soi-même ?
M+6 Enseigner, une œuvre de miséricorde
M+7 Rien (pause estivale)
M+8 Miséricorde aussi pour les animaux ?
M+9 Rien (pèlerinage du Rosaire)
M+10 La fermeture annoncée de la Porte sainte

Le pape François nous invite à des œuvres de miséricorde pendant ce Jubilé :

« Redécouvrons les œuvres de miséricorde corporelles : donner à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers, assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts.

Et n’oublions pas les œuvres de miséricorde spirituelles : conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants, avertir les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes ennuyeuses, prier Dieu pour les vivants et pour les morts. » [bulle du jubilé]


— Notre maître le premier a pratiqué les œuvres de miséricorde spirituelles et corporelles.

« En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut pris de pitié pour eux
parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont pas de berger,
et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses. » [Marc 6,34]

Voyant venir les foules à lui, Jésus a perçu leur soif d’une parole qui fait vivre. Et Jésus était la personne qui pouvait répondre à cette soif, parce qu’il portait la parole de vie – mieux, il est la Parole de vie prononcée de toute éternité par le Père et qui, un jour du temps, s’est faite chair.


— Que dit Jésus ? Je dirais qu’il dit ce qu’il voit et ce qu’il entend.
Que voit Jésus ? Qu’entend Jésus ? Il voit le Royaume de Dieu qui vient, il voit les portes du ciel qui s’ouvrent, il voit la communication se rétablir entre le ciel et la terre. Il entend la voix qui lui dit : « Tu es mon fils, moi, aujourd’hui, je t’ai choisi ». Jésus voit qui est le Père et qui il est pour le Père : il est le Fils envoyé pour révéler le visage de miséricorde du Père, il est le catalyseur qui déclenche la transformation du monde en Royaume de Dieu.

— Quand Jésus lève les yeux vers le ciel, il voit et entend tout ce qui touche aux réalités célestes et quand il abaisse son regard vers la terre, il voit et entend tout ce qui touche aux réalités terrestres. Il voit et il entend tout.
Il voit la misère des foules, prostrées et abattues comme des brebis sans berger. Qui s’occupera des brebis à la traîne, la brebis malade, la brebis âgée, la brebis gravide, la brebis estropiée ? Qui veillera la nuit sur leur sommeil ? Qui connaît le chemin vers les pâturages, un chemin sûr où l’on ne s’égare pas, où l’on ne se foule pas le pied ?
Il entend le cri de l’aveugle que l’on veut faire taire : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ». Il entend les sanglots de la veuve dont on enterre le fils unique.


— Jésus entend et voit la misère des hommes parce qu’il peut supporter de l’entendre, de la voir et de la toucher. Qu’est-ce qui fait qu’il peut supporter de se laisser toucher la misère du monde ? Je dirais que c’est son amour pour la création habitée par l’homme : il l’aime et il la veut comme la veut son Père, belle, bonne, sainte. Jésus sait que la création peut être telle et sait qu’il peut la rendre telle – alors il peut s’exposer à recevoir en lui la misère du monde.

— Il le peut, il le veut, il le fait.
Jésus marche sur toutes les routes, va de villes en villages, il enseigne dans les synagogues et dans la campagne, il délivre, il guérit, il relève, il réconforte, il nourrit.
Par ses œuvres de miséricorde, Jésus réapprend à ceux qui le rencontrent qu’il est possible d’aimer, d’espérer, d’avoir foi en quelqu’un. Oui, la bonté existe, oui, le bien l’emporte sur le mal, non, la mort n’est pas la fin de tout, oui, tu vaux mieux que ce que tu es, oui, quelqu’un t’aime et voit au-delà de ta misère.


— Encore maintenant, Jésus fait œuvre de miséricorde, encore maintenant il nous nourrit spirituellement et corporellement à l’autel avec le pain eucharistique, le pain tout à la fois de la terre et du ciel, pour que nous ne défaillions pas sur le chemin qui nous mène à la consommation des noces du ciel et de la terre, là où l’on rira, l’on festoiera, l’on se tapera sur le ventre, heureux d’être là ensemble au banquet de Dieu – joie d’avoir traversé l’épreuve, d’avoir tenu bon et d’être arrivés dans la patrie, joie de la moisson qui succède aux veilles, à l’angoisse de la sécheresse, des inondations, des sauterelles et de la grêle - et toutes nos larmes seront effacées pour toujours.


-  « Seigneur, si tu le peux, viens nous sauver »
-  « Si je peux… Crois-tu que je le peux ? »
-  « Je crois Seigneur, viens en aide à mon manque de foi » .

Que Marie nous inspire sa foi quand, émue par la misère de la noce qui n’avait plus de vin à Cana, elle alla trouver son fils.


à suivre


© esperer-isshoni.info, mars 2016.


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