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Le parcours après la mort - Ce qu’en dit le "Livre des morts tibétain"

samedi 12 mars 2016 par Phap


1§. Commençons en rappelant que le bouddhisme tibétain distingue six états de la conscience, six bardo dans la vie et dans la mort :

  1. l’état naturel du bardo pendant la conception
  2. le bardo de l’état des rêves
  3. le bardo de l’équilibre extatique dans la méditation
  4. le bardo du moment de la mort - chikhai bardo
  5. le bardo de l’expérience de la réalité – chonyid bardo
  6. le bardo du processus inverse de l’existence samsarique – sidpa bardo

Ce que nous appelons Bardo entre mort et existence (avec un « B ») regroupe donc techniquement les 3 derniers bardo (avec un « b ») :

  1. chikhai bardo,
  2. chönyid bardo,
  3. sidpa bardo.

2§. Nous entendrons « état intermédiaire entre la mort et la prochaine existence » quand nous écrivons « Bardo », sans plus de précision et avec un « B » majuscule. Le sanscrit correspondant est antarabhava.

3§. Le Bardo thödol - le Livre des morts tibétains qu’il faudrait traduire plutôt par "La libération par l’écoute" [1] - considère que l’état entre la mort et la prochaine existence présente des opportunités rares d’avancer sur la Voie bouddhiste.
En effet, le principe conscient est libéré de l’agrégat corporel lors de la mort, ce qui le rend « neuf fois » plus vif : il n’a plus d’éventuelles limitations liées aux déficiences des sens, sa mémoire retrouve des paroles bouddhistes qu’il avait entendu sans y prendre garde ; lorsque le principe conscient est sorti du corps, il peut se déplacer partout sans encombre [2] et donc entendre les paroles de l’officiant en train de lire le Bardo thödol : profitant de ces instructions puissantes, il pourra échapper aux destinées funestes et entrer plus avant sur le chemin du Bouddha, et même devenir Bouddha directement dans certains cas.

4§. Encore faut-il qu’il sache reconnaître les moments privilégiés où il pourra bien s’orienter. Le Bardo thödol se propose justement de lui fournir les indications précieuses au fur et à mesure qu’il avance dans l’état intermédiaire.

5§. Traditionnellement, le parcours du défunt va se jouer sur 49 jours au maximum. Le principe conscient dans le Bardo existe comme gandharva, comme « mangeur d’odeur » : la durée de vie du gandharva est discutée [3] ; au plus tard au bout de 49 jours le gandharva entre dans l’une des destinées pour y disparaître : le principe conscient naît alors dans le Triple monde en ayant oublié ses existences précédentes.
Entretemps, le défunt – ou plutôt son principe conscient – aura reçu plusieurs opportunités qui auraient dû le libérer du cycle des vies et morts, du samsara.

6§. Cependant, les opportunités vont décroissantes au fil du temps, alors que la conscience de claire devient de plus en plus troublée :

  • au début, il sera possible d’atteindre directement l’Éveil, l’état de Bouddha, grâce à l’exceptionnelle clarté de la conscience juste au moment de la mort ; il n’y a alors plus de naissances ni de morts, le défunt est libéré du samsara ;
  • à la fin, la conscience sera tellement troublée qu’on pourra au mieux lui éviter les mauvaises destinées. : le défunt continuera donc de circuler dans ce monde effrayant.

Voilà l’éventail des opportunités. Voyons maintenant comment se déploie le parcours du défunt dans le temps des 49 jours au maximum.


1) chikhai bardo de 3 – 4 jours – La Claire Lumière

7§. Le premier bardo [4], le chikhai bardo, dure au maximum 3 jours et demi à 4 jours

8§. Alors que les éléments composant l’agrégat corporel (rupa skandha) se dissolvent les uns dans les autres, il s’agit de tirer partie des phénomènes qui affectent le corps psychique subtil : l’officiant aidera à faire passer le souffle prana des canaux nadi droit et gauche (ida et pingala) dans le canal central (sushumuna), tandis que la goutte (bindu) blanche reçue du père et la goutte rouge reçue de la mère arrivent au centre chakra du cœur pour se joindre aux gouttes indestructibles rouge et blanche qui y résident .

9§. Ce mouvement prend en compte la structuration en trois centre nerveux subtils majeurs :

  • centre nerveux du cerveau sahasrara cakra ou jana cakra ?
  • centre nerveux du cœur anahata cakra
  • centre nerveux secret svadhisthana cakra,

l’idée étant que se réunissent le principe actif (la goutte bindu) du cerveau (mouvement descendant) et des parties secrètes (mouvement montant) au niveau du cœur, avant la montée par la sushumna vers l’orifice de Brahma.

10§. L’idée (reprise du tantra) est de faire passer le souffle vital par le haut du crâne, l’orifice de Brahma. L’endroit par où sort le principe conscient indique en effet vers quelle destinée il se dirige [5].

11§. Le chikhai bardo, comporte deux états distincts, en fonction de la lumière.
le premier état, « chikhai bardo du temps de la mort » (3° niveau de bardo) correspond à la réceptivité maximale du principe conscient. A ce moment se lève la première lumière, dite lumière du moment de la mort : le défunt, s’il la perçoit, peut entrer directement dans la Réalité absolue, dans la Vacuité.

12§. La qualité du corps psychique subtile et des formations karmiques détermine la durée de cet état : pour les êtres ordinaires qui n’ont pas développé leur réseau de nadi et pour ceux qui ont des formations karmiques mauvaises, le bardo du temps de la mort dure le temps « d’un claquement de doigt » ; ensuite leur conscience sombre dans un évanouissement qui dure entre trois jours et demi et quatre jours.

13§. Pendant cette étape, l’officiant lit deux textes, l’un court à l’usage des « maîtres spirituels », et l’autre à l’attention « des autres ».

14§. Les textes contiennent le leitmotiv du Bardo thödol, à savoir qu’il faut reconnaître que ce qui se donne à percevoir « à l’extérieur » provient en fait de soi, de son « intérieur » : la dualité doit être reconnue comme dérivée d’une réalité non duelle, la Vacuité, en laquelle les distinctions entre Moi et non Moi s’effacent.
Plus précisément ici, il s’agit pour le principe conscient du défunt de reconnaître qu’il est de la Nature de Bouddha.

15§. Au plus tard après « le temps d’un repas », se lève la deuxième lumière, correspondant au « chikhai bardo immédiatement après la mort ». La force vitale et le Principe conscient sont alors sortis par un des orifices du corps ; l’officiant continue de lire les textes utilisés pour la première lumière.

16§. Le transfert de conscience est fait par l’officiant après les dissolutions externes


2. chönyid bardo de 14 jours – Le défilé des divinités courroucées et paisibles

17§. Selon le Bardo thödol, au sortir du chikhai bardo, la conscience du défunt revient à elle si elle était tombée dans l’évanouissement. Il est alors possible de disposer du corps, alors qu’il était auparavant déconseillé de le toucher.

18§. La conscience entre alors dans le chönyid bardo, le cinquième des 6 bardo, appelé « l’état intermédiaire de la Vérité en Soi ».
Elle va alors subir les effets de ses fabrications karmiques, qui ne se faisaient pas sentir dans le bardo précédent (le chikhai bardo).
Pendant sept jours, elle fait l’expérience de lumières éclatantes et de lueurs douçâtres ; les lumières peuvent lui faire peur par leur éclat, tandis que les lueurs apparaissent comme plus attirantes. Notons que dans le chikhai bardo, la Claire lumière était transparente : l’apparition des couleurs signifie que l’esprit devient moins subtil.

19§. Le Bardo thödol est lu au défunt afin qu’il se rende compte de la réalité :

  • le défunt doit comprendre que les lumières éclatantes lui sont favorables, chacune correspondant à des divinités bénignes, dites aussi divinités paisibles ;
  • il doit comprendre que les lueurs blafardes correspondent aux destinées du samsara, et qu’elles doivent être évitées ;
  • enfin et surtout, il doit comprendre que les lumières et les lueurs qui lui semblent extérieures proviennent en fait de son esprit qui les produit : la Sagesse fondamentale qui l’éclaire provient en fait de sa nature de Bouddha, tandis que les lueurs résultent des formations karmiques colorées par telle ou telle tendance passionnelle.

20§. Nous pouvons récapituler la liste des lumières et des lueurs sur sept jours dans le tableau suivant :

Rang du jour depuis le début du Chônyid bardo Couleur de la lumière Êtres apparus Couleur de la lueur Destinée gati
1 Bleue Couple Vairocana Blanche Êtres célestes Deva
2 Blanche Couple Vajrasattva – Aksobhya et sa suite Gris fumé Enfers
3 Jaune Couple Ratnasambhava et sa suite Bleue Etres humains
4 Rouge Couple Amitabla et sa suite Jaune Esprits affamés preta
5 Verte Couple Amoghasidhi et sa suite Rouge Titans asura
6 Blanche, bleue, jaune, rouge [6] 42 déités bénignes – divinités paisibles Blanche, gris fumé, bleue, jaune, rouge, verte 6 destinées
7 Arc-en-ciel des cinq couleurs Divinités détentrices du savoir Verte Animaux

21§. On peut noter l’efficacité de la lecture du Bardo tödol : le mort peut atteindre l’état du Bouddha, ou au moins aller dans les « Champs de Félicité » du Bouddha Amitabha. Dans les deux cas, il s’agit de se fondre, de se dissoudre dans la lumière du Bouddha.
Négativement, la lecture donne la possibilité au défunt d’échapper à l’attraction de la lueur qui le ferait aller dans le monde des esprits affamés, le preta loka.

22§. Il est possible de dresser un tableau décrivant chacun des cinq Bouddha.
Cf. Tableau des cinq Jina dans Wikipedia

23§. Après la première semaine dans le chönyid bardo, le cortège des 42 divinités paisibles s’arrête tandis que commence au huitième jour celui des 58 divinités courroucées, les 58 « buveurs de sang », aussi sur une semaine.

23§. En fait, la deuxième semaine correspond à la première, mais cette fois-ci sous le mode du « courroux » :

  • les cinq couples Bouddha apparaissent comme des couples Heruka, avec deux têtes, neuf yeux, six bras et quatre jambes ;
  • outre leur apparence effrayante, les apparitions tiennent des objets comme des armes ou des parties de corps humain (les objets classiques sont ici le crâne kapala et le kartika, ou le vajra dorje et la cloche gantha) ;
  • le cortège comprend des apparitions comme les 8 gauri, les 8 pishachi, les 28 Ishvari et les 4 gardiennes de porte.

24§. Cette fois-ci, les apparitions ne sont pas accompagnées de rayons de lumière : l’effroi ne naît plus de la lumière mais des formes qui apparaissent. On peut interpréter cette disparition du rôle des rayons de lumière par la dégradation de la conscience, de plus en plus trouble.

Rang du jour depuis le début du Chônyid bardo Ordre
8e jour Bouddha
9e jour Vajra
10e jour Ratna
11e jour Padma
12e jour Karma
13e jour 8 gauri, 8 pishashi
14e jour 4 gardiennes de porte, 28 Ishvari

Tableau de la deuxième semaine : ordre d’apparition des divinités courroucées

25§. L’aspect irrité s’explique car la conscience du défunt commence à ressentir des troubles.

26§. Le Bardo thôdol est lu afin d’inciter le défunt à ne pas craindre ces apparitions : il doit y reconnaître les productions de son propre esprit, ou plutôt d’une des zones de son cerveau (centre, est, sud, ouest, nord).


3. sidpa bardo de 21 jours – la recherche d’une nouvelle existence

27§. A la fin du chönyid bardo, la conscience du défunt entre dans le sixième bardo, le sidpa bardo (bardo du devenir). Ici, il n’est plus question ni de lumière transparente ni de rayon de lumière éclatante : le défunt subit en permanence l’effroi face aux coups de tonnerre, aux éclairs aveuglants, aux assauts du vent et de la neige, tandis que des cris affreux s’élèvent tout autour de lui : « tue-le », « frappe-le ».
Il va alors connaître le jugement par le Seigneur de la Mort : son bon génie compte les cailloux blancs, tandis que le mauvais s’occupe des cailloux noirs.

28§. Cette étape est remplie de souffrances et de craintes. Le défunt fuit en tous sens au risque de tomber dans des précipices ; il est tenté de se réfugier dans des fentes de rocher, des cavernes, d’où il naîtra pour des mauvaises destinées.

  • Le Bardo thödol lui recommande alors, à travers la voix du lecteur, d’invoquer l’aide de son Yidam ou, à défaut, d’Avalokitesvara, le Bodhisattva Tout Compatissant. Le défunt peut aussi invoquer Heruka Ayagriva ou Vajrapani.
  • En parallèle du recours au registre de la dévotion, le Bardo thödol fait appel à l’intelligence du défunt afin qu’il comprenne que les souffrances et les manifestations terrifiantes résultent de l’activité de son propre esprit, qu’elles sont des hallucinations qu’il engendre lui-même ;
  • de plus, l’officiant lui rappelle qu’il est mort, et qu’il n’a donc plus de corps matériel : qu’est ce qui peut donc lui faire du mal ?

29§. Le Bardo thödol utilise enfin un troisième registre, celui de la visualisation / méditation, afin que le défunt fasse l’expérience de la Vacuité.

30§. Dans ce dernier bardo, il s’agira d’orienter le défunt afin qu’il résiste à son désir de renaître dans un des six mondes par des techniques pour fermer la matrice ;

Comme avant dernier recours, le Bardo thödol recommande d’essayer le powa, le transfert de conscience, afin de renaître dans une Terre Pure de Bouddha.
Et si cela est trop difficile, le Bardo thödol donne les instructions pour choisir au moins la bonne matrice, celle qui fait renaître soit dans le monde des hommes soit dans celui des deva, et éviter les autres matrices, celles qui donnent sur les mauvaises destinées ou sur des mondes où le Dharma est inconnu.


Conclusion – devenir Bouddha par un court chemin

31§. Le « bouddhisme originel » faisait entendre au mourant le Maha-satipatthana Sutta, le sutra de l’établissement de l’attention. Il était demandé au mourant de prêter attention à ce qui se passait en lui, dans son corps, ses sensations, son esprit, ses objets mentaux, afin de réaliser le nirvana, ou du moins devenir anagamin, en échappant aux chagrins et aux souffrances.

32§. Le Bardo thödol reprend cet appel à l’attention, sauf qu’il s’agit pour lui non pas de connaître mais de reconnaître : le défunt reconnait que les phénomènes proviennent soit des fabrications karmiques soit de la nature de son esprit, qui est la « nature de Bouddha » ; les manifestations extérieures étant reconnues comme émanant de soi, la dualité s’efface pour un état sans activité discriminante appelé « Vacuité », qui est associée à la nature de Bouddha.
On retrouve ici le développement de deux concepts majeurs du Grand Véhicule Mahayana, la nature de Bouddha et la vacuité

33§. L’ampleur de l’évolution à partir du "bouddhisme originel" apparaît dans la visée du Bardo thödol : il ne s’agit pas tant de réaliser le Nirvana, comme le proposait le Maha-satipatthana Sutta du Theravada, que de réaliser la nature de Bouddha, déjà là en soi, et de s’y fondre, de s’y dissoudre.
Dans l’optique de la Vacuité vue sous son aspect de non dualité, on comprend le relatif désintérêt du Mahayana et du Vajrayana pour le Nirvana : il apparaît comme dépendant de son opposition au Samsara, donc à partir du moment où l’opposition se dissout dans la non-dualité de la Vacuité, le Nirvana perd de son attrait.

34§. Par ailleurs, le Bardo thödol ne demande pas aux laïcs de se comporter comme des moines : les indications qu’il donne pour les « maîtres » sont succinctes, elles consistent à le renvoyer à ses expériences passées de la Vacuité ; le plus gros des instructions s’adresse aux êtres ordinaires, en utilisant les registres des représentations sensibles et kinesthésiques.
Le Bardo thödol fait alors moins appel à la Sagesse, comme pour les maîtres, mais plus à la dévotion, à l’invocation, à la confiance.

35§. Nous avons vu que la visée ultime n’est plus le nirvana, mais l’état de Bouddha ; signalons aussi qu’une autre destination prend de l’importance, celle des Champs de Félicité, des Terres Pures des Bouddhas., comme productions de l’activité salvatrice du Bouddha qui en est le détenteur. On y renaît dans une fleur de lotus, aux pieds du Bouddha qu’on a invoqué, dit le Bardo thödol.

36§. Le Bardo thödol répond, nous semble-t-il, au double souci des êtres ordinaires et des criminels, souci pour eux-mêmes ou pour leurs proches : pendant le temps entre leur mort et la « renaissance », comment faire pour au mieux atteindre le Bien Suprême, l’état de Bouddha, au pire échapper aux conséquences karmiques produites inévitablement par des ’existences ordinaires sinon criminelles, à savoir une ou plusieurs renaissances dans les destinées malheureuse.

37§. Le Bardo thödol y répond en particulier par une des techniques du powa, du transfert de conscience, fondée sur une aspiration résolue et puissante à naître dans la Terre Pure – la Terre Pure ne doit pas être confondue avec les Royaumes célestes des deva, car elle ne fait pas partie des gati, des destinées -, en particulier celle du Bouddha Amitabha.

Il s’agit de réaliser selon une voie moins difficile le bien suprême, ici devenir Bouddha.

38§. L’aspiration à naître dans la Terre Pure du Bouddha Amitabha, la Sukhavati, s’est fortement développée dans un autre courant du bouddhisme, au Japon.
Dans ce courant, la Sukhavati prend une ampleur qu’elle n’a apparemment pas dans le bouddhisme tibétain : elle ressort du sambhogakaya, du Corps de rétribution des Bouddha, et non pas du nirmanakaya comme dans le bouddhisme tibétain.

La différence est de taille : cela veut dire que les êtres ordinaires, et même les méchants qui y naissent atteignent par cette naissance même le huitième des dix niveaux de la carrière de bodhisattva : ils sont assurés de ne pas régresser, ils progresseront jusqu’à l’Éveil « spontanément » et sans que rien ne puisse les en empêcher. Différence de taille.

Merci de votre attention.


© esperer-isshoni.fr – mars 2009
© esperer-isshoni.info – mars 2016

[1Le Bardo thödol aurait été composé au plus tôt par Guru Rinpoche Padma Sambhava au VIIIe siècle, et mis par écrit par son épouse, Yeshe Tsogyal, réputée pour sa prodigieuse mémoire.
Il aurait ensuite été caché intentionnellement afin d’échapper à la persécution anti-bouddhiste qui mettra fin à la "première diffusion" du bouddhisme au Tibet. Il aurait été découvert au XIVe siècle par Karma Lingpa – en tibétain on dira que Karma Lingpa est un tertön, un découvreur de « trésors », de terma.

[2Sauf au Trône de l’Éveil (sans doute parce qu’il est impénétrable, semblable au diamant) et sauf dans une matrice (dont il ne pourrait plus sortir

[3Cf. Abhidharmakosa, Vol.2, p.49

[4Premier bardo dans le Bardo état intermédiaire entre la mort et la prochaine existence, mais quatrième dans la liste des six bardo (rappel).

[5par l’anus : les enfers ; par la bouche : esprits affamés ; voies urinaires : animaux ; œil : être humain ; nombril : niveaux célestes du monde du désir ; nez : yaksha  ; oreilles : divinités tibétaines ; milieu du front : monde de la forme ; sommet de la tête : monde sans forme

[6Le cinquième jour, manque la lumière verte ; par ailleurs, les couleurs bleue et blanche sont échangés par rapport à leur couple de Bouddhas


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