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Le royaume de Dieu est parmi nous : 02 – L’amour de soi au mépris de Dieu

vendredi 18 juillet 2014 par Phap
Lancement–Entretien n°01–02–03–04–05–06–07–08–09

Donné le 18 juillet 2014 après-midi, lors d’une retraite avec les Instituts séculiers dominicains à Fanjeaux.

  • Le point de vue exprimé ici est celui d’un chrétien s’adressant à des chrétiens de confession catholique. Le ton est celui d’un ami s’adressant à des amies, avec simplicité et respect.
  • Les passages de la Bible sont cités à partir de la Traduction œcuménique biblique (TOB)

Le texte à méditer : Mt 13 ;24-30 (la parabole du bon grain et de l’ivraie) ou bien Mt 4,1-11 (les tentations de Jésus au désert).

La grâce à demander : « Que jamais je ne désespère de ton amour et de ta grâce ».

Il peut être bon de lire en conclusion le chapitre 13 du « Petit prince » de Saint-Exupéry (la planète du business man)

Un livre à lire : "Dieu et son image - Ébauche d’une théologie biblique" par Dominique Barthélemy, éditions du Cerf, [Première édition : 1964], 2011, 256 p.



Genèse 3,1 - 15 [1]
Or le serpent était la plus astucieuse de toutes les bêtes des champs que le SEIGNEUR Dieu avait faites.
Il dit à la femme : « Vraiment ! Dieu vous a dit : ‹Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin›... »
2 La femme répondit au serpent : « Nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin,
3 mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin,
Dieu a dit : ‹Vous n’en mangerez pas et vous n’y toucherez pas afin de ne pas mourir.› »

1§ Les premiers chapitres de la Genèse sont indépassables, il faut y revenir en permanence car ils sont au principe de la foi biblique, juive et chrétienne.

  • « Au commencement » pourrait laisser entendre qu’il y a un début, mais qui serait ensuite de l’ordre du passé, du dépassé ;
  • « Au principe » dit que le récit continue d’être présent, actif : il continue de se tenir maintenant, de faire sens maintenant et il est indépassable.

2§ Du serpent qui surgit dans le récit, on sait qu’il a été créé, on ne sait pas quelles sont ses motivations. Est-il jaloux des prérogatives de l’homme appelé à commander aux bêtes – dont il fait partie ? On ne sait pas.
Quelle forme a-t-il ? On ne sait pas non plus. C’est plus tard, lors de la rétribution, qu’il trouvera sa forme définitive. Ce qu’on sait, c’est qu’il parle la langue humaine, puisqu’il s’adresse à Ève.

3§ Le serpent veut amener Adam et Ève à enfreindre l’interdiction sous peine de mort – ce n’est donc pas une interdiction absolue – prononcée par le Seigneur Dieu. Il s’y prend en altérant le visage de Dieu dans la tête d’Adam et Ève. Comment ? En déformant le propos de Dieu :
« Tu pourras manger de tout arbre du jardin, mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais car, du jour où tu en mangeras, tu devras mourir. »
devient, rapporté par lui :
« Vraiment ! Dieu vous a dit : ‹Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin›... »

4§ L’antique serpent manipule les propos de Dieu en transformant en interdiction absolue et totale une autorisation générale à une exception, une interdiction qui ressort de l’avertissement. Ce faisant, il commence à faire de Dieu un despote, un tyran qui décrète arbitrairement des interdictions et empêche – toujours arbitrairement – de jouir des choses de la création.
Noter aussi qu’il travaille sournoisement, en profitant de l’absence de Dieu et en s’adressant à Ève et non pas à Adam qui a entendu directement la parole de Dieu.

5§ Ève a-t-elle entendu Dieu donner son ordre, ou l’ordre a-t-il été répercuté par Adam ? On ne sait pas. De fait Ève rapporte l’ordre de Dieu de manière déformée – peut-être parce qu’Ève a été entraînée sur le mauvais plan et qu’elle répond au même niveau : elle veut rivaliser d’astuce avec le serpent, mais elle s’est laissée entraînée sur le terrain du serpent, celui du calcul alors qu’il fallait se situer sur celui de l’amour.



« Nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin,
3 mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin,
Dieu a dit : ‹Vous n’en mangerez pas et vous n’y toucherez pas afin de ne pas mourir.› »

6§ La Bible nous dit que c’est l’arbre de vie qui se tient au milieu du jardin. A côté de lui ENSUITE se trouve l’arbre de la connaissance du bien et du mauvais, qui n’est donc pas stricto sensu au milieu.

7§ Or qu’est ce qui se tient au milieu du jardin pour Adam et Ève ? Non pas l’arbre de vie, mais l’arbre qui peut donner la mort. Il y a quelque chose qui n’est ajusté là : tout se passe comme si l’attention d’Adam et Ève était focalisée sur le seul arbre interdit sous peine de mort. Ce n’est plus la vie qui est au centre, mais la privation de la vie.
L’attention ne se fixe plus sur tout ce qui est donné, et en particulier le don le plus précieux, celui qui rend tout le reste possible, la vie. Elle est fixée sur la restriction, sur le seul arbre qui a été prévenu par Dieu.

8§ Finalement, le serpent à découvert chez Adam et Ève une incompréhension et un manque de reconnaissance : on obéit, mais on ne comprend pas bien pourquoi il faut obéir à l’ordre de Dieu.
Le serpent va agrandir la faille, petite mais déjà présente, qui existait dans la tête d’Adam et Ève envers Dieu.



4 Le serpent dit à la femme : « Non, vous ne mourrez pas,
5 mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront
et vous serez comme des dieux possédant la connaissance de ce qui est bon ou mauvais. »

9§ Il faut dire clairement une chose : le serpent ment. Il contredit frontalement la parole de Dieu en mentant.
Adam et Ève ont accordé du crédit à une parole perverse, ils ont préféré écouter et tenir pour vrai un propos indirectement calomniateur sur Dieu : Dieu serait un menteur – le vrai menteur, c’est justement celui qui accuse, le serpent.
Adam et Ève ont-ils perçu la bonté, l’authenticité, la simplicité de Dieu ? S’ils avaient mieux connu Dieu, ils auraient rompu avec le serpent, ils auraient cessé de l’écouter.

10§ Ils ont cherché la connaissance sans Dieu, la connaissance malgré Dieu. Ils ont considéré que Dieu leur cachait quelque chose pour les empêcher de grandir, de devenir grands à leur tour.
Alors que c’est le contraire : selon moi, Dieu leur cachait quelque chose pour l’instant afin qu’ils grandissent en étant accompagné par lui. Est-ce que des parents disent à leurs enfants comment on fait des enfants ? Oui, quand les enfants sont devenus pubères.
Dieu n’a pas fait l’homme pour le maintenir en esclave, en enfant, il l’a fait pour qu’il devienne son ami, son lieutenant, son partenaire dans l’œuvre de création de la vie, du sens, de la bonté, de la beauté.

11§ Le serpent insinue – sans le dire, c’est encore plus fort puisque ce sont Adam et Ève qui vont le formuler explicitement dans leur tête – il insinue que Dieu veut empêcher Adam et Ève non pas de mourir puisque Dieu aurait menti sur ce point, mais de connaître le bien et le mauvais et donc de devenir des quasi-dieux.
Quasi car ils n’ont pas la puissance de création de Dieu, ils ont été créés alors que Dieu est sans créateur.
L’image déformée que le serpent dessine en pointillé est celle d’un dieu menteur et jaloux, menteur parce que jaloux de ses prérogatives.
Il y aurait comme un trésor auquel les hommes auraient droit – devenir des dieux – et quelqu’un voudrait les en détourner parce qu’il redoute d’avoir en face de lui des égaux.
Comme si un père pouvait redouter que ses enfants l’égalent ou le dépassent ? Comme si une mère pouvait se refuser à donner à ses enfants ce qu’elle a de meilleur ?

12§ Le serpent a perverti le rapport d’Adam et Ève à Dieu. Là où se trouvaient la spontanéité et la confiance arrivent le calcul et la supputation des motifs cachés de l’autre.
Voilà ce qui est perdu et voilà ce qui vient à la place. On pourrait presque dire qu’en laissant parler le serpent en mal de Dieu, Adam et Ève ont déjà introduits en eux les semences de la mort, avant même d’avoir mangé.

13§ Si le serpent est le catalyseur de la cassure dans le cœur d’Adam et Ève, il n’a fait que travailler une faille qui existait déjà, à l’état de simple fêlure, mais qui était déjà là : un début de manque de confiance, un centrage sur soi d’où la figure divine commence à être exclue, autonomie malsaine du petit qui veut se faire grand tout seul. En tout cas, c’est mon interprétation, vous pouvez en disposer.



6 La femme vit que l’arbre était bon à manger, séduisant à regarder,
précieux pour agir avec clairvoyance.
Elle en prit un fruit dont elle mangea,
elle en donna aussi à son mari, qui était avec elle, et il en mangea.

14§ Le serpent a réussi à effacer le côté terrible de l’arbre par son mensonge, ne reste que le côté attrayant de l’arbre et de son fruit. Adam mange avec Ève. La Bible dit qu’il était avec elle : au sens général ou précisément à ce moment-là, difficile à dire.
Dans la dernière hypothèse, il aurait assisté à l’échange entre le serpent et Ève, sans rien dire, sans contredire le serpent.

15§ Il accepte de manger du fruit qui fait mourir sans que cela lui pose aucun problème de conscience : on ne l’entend pas, il ne dit rien. Est ce parce qu’Ève parle et agit pour lui, puisqu’elle est la chair de sa chair ?
Mais il a un devoir de fidélité à Dieu avant Ève, qu’il enfreint sans que cela lui pose problème.
On ne peut pas dire qu’Ève est la seule responsable de l’infraction à l’ordre divin, Adam aurait pu empêcher son épouse et il ne l’a pas fait : il manifeste ainsi son accord avec les paroles du serpent et les actes de son épouse.

16§ Adam et Ève profitent de l’absence de Dieu pour se saisir du fruit défendu : leurs mains sont devenues des serres de rapace et les fruits de l’arbre une proie. Il s’agit de prendre et non de recevoir, de mettre la main sur la condition divine malgré Dieu (dans leur tête).
Il y a une antithèse à ce comportement d’Adam et Ève, c’est le Fils, la deuxième personne de la Trinité : le Fils « dispose » de la condition divine, il l’a en sa possession comme il a la vie divine – mais cette possession se fait sous le mode de la main ouverte sur le fruit et non de la griffe resserrée sur sa proie : il reçoit la condition divine et il accepte de devoir la recevoir en permanence. [2]



7 Leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils surent qu’ils étaient nus.
Ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des pagnes.

17§ L’innocence originelle est désormais perdue, les corps deviennent objets de convoitise, de marchandage, d’évaluation du plaisir qu’on peut en retirer. A la communion du regard succède la convoitise, à l’échange amoureux le calcul et la défiance. Le pagne devient la protection face à l’autre dont on peut redouter le mal, la méchanceté. A la confiance succède la défiance, à l’abandon amoureux de son propre corps au regard de l’autre succède la barrière du vêtement qui signifie la rupture de communion entre Adam et Ève.

18§ L’homme a mis la main sur le fruit interdit par Dieu sous peine de mort, violant ainsi la relation verticale. La conséquence se traduit horizontalement par ce même geste répété cette fois-ci sur l’être humain, et qui s’amplifiera sur toutes les choses créées.
S’emparer, posséder pour soi au mépris de l’autre (relation horizontale dans l’ordre du créé) et au mépris de Dieu (relation verticale à l’Incréé).



8 Or ils entendirent la voix du SEIGNEUR Dieu
qui se promenait dans le jardin au souffle du jour.
L’homme et la femme se cachèrent devant le SEIGNEUR Dieu
au milieu des arbres du jardin.

19§ Le serpent a réussi son coup, désormais le tissage de la création est en train de se défaire en même temps que progresse la déchirure provoquée par la défiance en la bonté de Dieu.

20§ Adam et Ève ont dérobé leur intimité au regard l’un de l’autre, maintenant ils se dérobent au regard de Dieu.
Ils redoutent le regard de Dieu dont ils se défient maintenant : ils se savent faibles, fragiles, dans la dépendance de Quelqu’un dont ils doutent maintenant.
Ils ne peuvent plus se présenter à lui dans la confiance des enfants qui attendent tout de leurs parents, ils sont désormais dans le calcul d’intérêts, le leur et celui de Dieu : « il me donne ceci pour je lui donne cela, il ne me donne pas ceci pour ne pas que j’ai cela » et aussi : « je lui donne ceci pour obtenir de lui cela, je ne lui donne pas ceci pour ne pas qu’il me prenne cela ».
Là où régnait le don et le contre-don règnent maintenant le « do ut des » en latin, « je donne pour que tu donnes », le calcul des joueurs de billard qui frappent une boule pour en atteindre une autre.



9 Le SEIGNEUR Dieu appela l’homme et lui dit : « Où es-tu ? »
10 Il répondit : « J’ai entendu ta voix dans le jardin, j’ai pris peur car j’étais nu, et je me suis caché. » -
11 « Qui t’a révélé, dit-il, que tu étais nu ?
Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais prescrit de ne pas manger ? »
12 L’homme répondit : « La femme que tu as mise auprès de moi,
c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé. »

21§ Dieu se promène dans le jardin, et sa plus grande joie n’est pas tant de goûter les fruits du jardin que de s’entretenir avec Adam et de voir comment il fait grandir les choses qui lui ont été confiées, et comment lui grandit.
Je crois qu’avant, Adam se réjouissait de la venue de Dieu, et qu’il accourrait se présenter à lui.
Dieu déjà sait que quelque chose ne va pas, et il appelle celui qui avant venait le voir. Son ton de voix est celui d’un père inquiet pour sa progéniture. « où es-tu ? » « Que t’est-il arrivé, mon ami ? Rien de fâcheux j’espère ».

22§ Et l’on peut imaginer la voix d’Adam, mal à l’aise, honteux de lui-même et de ce qu’il a fait. Quelque chose s’est cassé, rien ne sera plus comme avant entre Dieu et l’homme.
- Irrémédiablement.
- Irrémédiablement ?
- Non, il y aura un remède, non, la création sera retissée malgré la déchirure, oui, l’amour resurgira et la confiance, mais il faudra une guérison radicale. Les chrétiens disent qu’elle se fait en Christ, par le Christ, avec le Christ.

23§ Sentir la tristesse de Dieu quand il découvre son amitié trahie, blessée dans le cœur d’Adam. Adam qui ne se montre plus, qui cache son cœur blessé parmi les arbres du jardin car désormais il ne supporte plus le regard de Dieu, ce regard simple qui transperce tout, y compris les pagnes, y compris les artifices du langage mensongers.

24§ Et Adam se défausse de sa responsabilité en accusant Ève son épouse. Elle n’est plus la chair de sa chair, l’os de ses os, elle n’est plus « ma femme », elle est celle que « tu as placé auprès de moi », sans aucun lien avec lui [3].

A écouter Adam, la faute se trouve du côté de la femme et de Dieu, Adam lâchement se dédouane en se désolidarisant de sa femme et il rend Dieu indirectement responsable.

25§ On a vraiment l’impression d’être dans une cour d’école maternelle avec des enfants qui ont fait des bêtises et qui refusent de les assumer en accusant d’autres personnes. Adam s’est rabaissé en rabaissant son épouse et en rabaissant indirectement son Dieu.
Récusant sa responsabilité, se comporte comme un irresponsable. Ce faisant, il empêche Dieu de restaurer l’intégrité de leur relation. Sans l’aveu, Dieu ne peut pas pardonner, car à qui donnerait-il son pardon quand le pécheur ne se reconnaît pas tel ?



13 Le SEIGNEUR Dieu dit à la femme : « Qu’as-tu fait là ? »
La femme répondit : « Le serpent m’a trompée et j’ai mangé. »

26§ Ève non plus ne se reconnaît aucune responsabilité dans son acte : la faute incombe au serpent qui l’a trompée – comme si la tromperie n’avait pas trouvé en elle et en Adam un terrain déjà prêt.

27§ Ève comme Adam répondent en fait à côté de ce qu’attend Dieu : Dieu attend d’eux qu’ils lui disent qu’ils souffrent d’avoir douté de lui et qu’ils regrettent d’avoir laissé le serpent abîmer son Nom. Or rien de tel ne sort de leur bouche, mais plutôt le déni de leur responsabilité propre et la non reconnaissance du dommage causé à Dieu, de l’offense qui lui a été faite. Au lieu de cela, un plaidoyer pro domo centré sur soi qu’on exonère en accusant l’autre.
Adam et Ève n’ont pas perçu qui est Dieu et quelle la qualité de son amitié, de son amour.



14 Le SEIGNEUR Dieu dit au serpent :
« Parce que tu as fait cela, tu seras maudit entre tous les bestiaux et toutes les bêtes des champs ;
tu marcheras sur ton ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie.
15 Je mettrai l’hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance.
Celle-ci te meurtrira à la tête et toi, tu la meurtriras au talon. »

28§ Dieu n’interroge pas le serpent. Il n’y a rien à attendre de lui.
Dieu passe maintenant à la conclusion : après avoir remonté dans la chaîne des acteurs, d’Adam à Ève puis au serpent, il va dire maintenant sous forme de recréation – sous un mode dégradé – la conséquence des actes mauvais qui viennent d’être commis.

29§ On peut continuer à faire parler ce récit à la richesse inépuisable, mais cela suffit pour aujourd’hui.


© esperer-isshoni.info, juillet 2014

[1dans la traduction de la TOB - Traduction œcuménique biblique (TOB)

[2

Philippiens 2,6-7
lui qui est de condition divine n’a pas considéré comme une proie à saisir d’être l’égal de Dieu.
Mais il s’est dépouillé, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes, et, reconnu à son aspect comme un homme,

qui cum in forma Dei esset non rapinam arbitratus est esse se aequalem Deo
sed semet ipsum exinanivit formam servi accipiens in similitudinem hominum factus et habitu inventus ut homo

[3On retrouve ce même processus de désolidarisation dans la parabole du fils prodigue (Luc 15,11-32), que le frère aîné appelle son frère « ton fils que voici » - comme s’il ne reconnaissait plus son frère.


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